Immigration : l’Union Européenne accusée de soutenir l’expulsion des migrants dans le Maghreb

Nos confrères du journal « Le Monde », « Lighthouse Reports » et plusieurs autres médias internationaux, qui ont mené une vaste enquête sur la situation des candidats à l’immigration vers l’Europe passant par le Maghreb, révèlent que ceux-ci sont régulièrement « arrêtés par centaines et éloignés vers des zones désertiques au Maroc, en Tunisie et en Mauritanie avec le renfort de moyens européens », en violation des droits humains.

Ces médias s’appuient sur les témoignages de plusieurs migrants, arrêtés parfois « six fois par la police, en 2023, avant d’être renvoyés sans ménagement à l’autre bout du pays » s’agissant du Maroc. Certains ont même été abandonnés en Mauritanie en plein désert après avoir été interpellés, puis incarcérés révèle l’enquête. Il leur est tout simplement reproché d’avoir pris la mer afin de rejoindre l’Espagne.

En Tunisie, d’après les mêmes auteurs de l’enquête, un jeune migrant, déporté pour la troisième fois en l’espace de quelques mois, « s’est orienté comme il a pu après que les forces de sécurité l’ont lâché, au beau milieu des montagnes, près de la frontière avec l’Algérie ».

L’UE complice de violations des droits humains?

Ces expériences malheureuses pour les migrants qui se déroulent dans trois pays différents du nord de l’Afrique « ont en commun d’être les étapes ultimes des principales routes migratoires vers l’Europe » d’après les enquêteurs.

Le journal « Le Monde », « Lighthouse Reports » et autres, accusent l’U.E d’être complice des maltraitances envers les migrants africains dans le Nord de l’Afrique. D’après eux, la Tunisie, le Maroc et la Mauritanie « ont en commun de faire l’objet de nombreuses attentions » de l’Organisation, notamment dans la mise en place de sa politique de lutte contre l’immigration irrégulière. Il est reproché à l’Union Européenne de mobiliser d’importants moyens pour « éviter que les Subsahariens candidats à l’exil ne parviennent jusqu’à la mer ». Une aide qui pour les auteurs de l’enquête, « apportée aux gouvernements du Maghreb participe à des violations répétées des droits humains » ceci au moment où la question migratoire sur fond de montée de l’extrême droite dans de nombreux pays, cristallise et divise les États membres.

La rédaction

 

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