Santé : le « kush » fait des ravages en Sierra Leone et au Liberia

Apparue au milieu des années 2010 dans ces deux pays d’Afrique de l’Ouest, cette drogue de synthèse qui est vendue à des prix dérisoires, a déjà endeuillé de nombreuses familles.
Une euphorie hypnotique
Surnommés les « kushmen », on reconnait les addicts du kush (hommes comme femmes) à travers leurs visages hagards et effrayants, leurs regards absents ou leurs silhouettes vacillantes. En effet, le kush provoque une véritable désorientation chez les consommateurs. Il procure une euphorie hypnotique de longue durée, qui fait perdre le contact avec la réalité pendant des heures. Les consommateurs s’endorment debout, déambulent au milieu des voitures en pleine circulation. Certains y trouvent même la mort.
Et d’après un récent rapport de l’Initiative Globale contre le Crime Organisé, le kush qui peut être fumé ou inhalé, contient soit des cannabinoïdes de synthèse, soit des nitazènes : des opioïdes jusqu’à 20 fois plus fort que le Fentanyl, un analgésique plus puissant que la morphine.

Si les composants chimiques du kush viennent de Chine, des Pays-Bas ou du Royaume-Uni, les lots « prêts à l’emploi » qui circulent, sont fabriqués dans des laboratoires clandestins disséminés dans les deux pays.
« Say No to Kush »
Face à ce fléau qui ne cesse de prendre de l’ampleur, les autorités locales qui ont reconnu les limites des mesures dissuasives et punitives, ont décidé de lancer une campagne de sensibilisation à l’adresse de la jeunesse. Avec comme slogan « Say no to Kush », elles insistent sur les dangers liés à sa consommation. Et pour les motiver à tourner le dos au kush ou toute autres formes de drogues, les gouvernements des deux pays proposent des solutions alternatives à travers la formation professionnelle et l’emploi.
Alphonse Atanga
