Ouganda : le pétrole brut baptisé « Pearl Sweet »

Le pays a baptisé son pétrole brut « Pearl Sweet », marquant ainsi le lancement de sa production commerciale prévue d’ici la fin de l’année 2026. Dévoilée par le Président Yoweri Museveni, cette initiative intervient 20 ans après la découverte de plusieurs gisements le long du bassin du Rift Albertin ( branche occidentale du Rift est-africain, couvrant des parties de l’Ouganda et de la République démocratique du Congo.
La perle de l’Afrique
D’après les responsables de cette initiative, le nom associé est un hommage historique à la « Perle de l’Afrique » de Winston Churchill. Le qualificatif « Sweet », « valorise les propriétés géologiques optimales d’un brut à très faible teneur en soufre » ont-ils indiqué aux médias.
Il faut noter que le « Pearl Sweet » qui fait partie d’un grand projet d’infrastructures transfrontaliers, est évalué à 5 milliards de dollars. Il sera acheminé via l’oléoduc Est-Africain EACOP (East African Crude Oil Pipeline, ou oléoduc d’Afrique de l’Est). C’est un projet d’oléoduc géant en construction destiné à transporter du pétrole brut depuis les gisements de la région du lac Albert en Ouganda jusqu’au port de Tanga en Tanzanie, sur l’océan Indien. Les autorités disent également anticiper sur une production maximale de 230 000 barils par jour, notamment sur des réserves globales estimées à 6,5 milliards de barils.

Halte au gaspillage
Pour éviter le gaspillage, l’Ouganda entend mettre en place « une gestion rigoureuse et durable de ses ressources associées, en rompant avec les pratiques de gaspillage industriel souvent observées dans le secteur extractif ». C’est ainsi qu’une partie du gaz extrait sera convertie en électricité et en énergie domestique pour les populations locales.
Martin Mbita

